Juste lui et moi

Chapitre 37
La mer




Sous mes yeux, le paysage filait à une allure vertigineuse. Les arbres se succédaient, les immeubles aussi. Après avoir dépassé une petite colline, le train tourna sur la droite et une belle étendue bleutée apparut au loin.

« Je vois la mer ! » m'exclamai-je folle de joie.

Edward resserra sa prise autour de moi avant de sourire lui aussi.

« Nous sommes bientôt arrivés » me dit-il.



Nous entrâmes en gare vers quinze heures avant de monter à bord d'un taxi pour rejoindre le bord de mer, là où notre hôtel était situé. Une fois arrivés dans notre chambre, je me précipitai sur le balcon qui offrait une vue incroyable sur la plage.

« C'est magnifique ! m'extasiai-je.

- En effet.

- Merci Edward, ajoutai-je, n'ayant pas rêvé mieux comme cadeau de Saint Valentin.

- De rien mon amour. »

Je posai mes lèvres sur les siennes aussi vite que possible, il en profita pour chatouiller ma langue en approfondissant toujours plus notre baiser.

« Est-ce que je t'ai déjà dit que tu embrassais divinement bien ? m'enquis-je.

- Je ne crois pas…

- Tu embrasses divinement bien » conclus-je.

Nous nous dévisageâmes longuement, comme si plus n'importait autour de nous.

« J'ai envie d'aller me baigner ! repris-je impatiente.

- Allons-y.

- Je vais mettre mon maillot.

- Moi aussi. »

De retour à l'intérieur, nous enfilâmes des habits plus adéquats pour la plage et filâmes dans la couloir pour emprunter l'ascenseur.



Nous marchâmes sur une centaine de mètres environ puis déposâmes nos affaires sur le sable chaud, contraints de devoir partager les lieux avec d'autres personnes. Une fois en maillot, j'attrapai la main de mon petit ami et l’entraînai à ma suite.

« Elle est bonne, constatai-je au moment où nos pieds entrèrent en contact avec l'eau.

- Viens, allons par là » me dit-il en désignant un petit coin tranquille du doigt.

À l'abri des regards, Edward me vola un baiser avant de disparaître sous l'eau. Quelques secondes plus tard, il enroula ses doigts autour de mes chevilles pour me faire trébucher. Je me mis à nager pour lui échapper mais, bien évidemment, il me rattrapa très vite et m'emprisonna dans un étau de fer qu'il m'était impossible de rompre.

« Essayerais-tu de m'échapper ? » s'enquit-il essoufflé.

Je me contentai de gigoter, voulant à tout prix lui résister. Il resserra sa prise. Aussi, mon premier réflexe fut de l'arroser en crachant de l'eau sur lui.

« Quelle attaque ! se moqua-t-il hilare.

- Je fais ce que je peux » ris-je à mon tour.

La minute suivante, je réussis à me libérer et me mis à battre des pieds de toutes mes forces pour continuer à l'asperger. Cette fois-ci, il n'eut pas le temps de me rattraper. J'en profitai pour disparaître sous l'eau, passer entre ses jambes et remontai à la surface derrière lui. Je montai sur son dos en vitesse, crochetant mes bras et mes cuisses autour de lui.

« Cette fois-ci, c'est moi qui te tiens, lui annonçai-je en plaquant ma joue contre la sienne.

- Tu en es sûre ? »

Sur ces mots, il bascula en arrière et m'obligea à lâcher prise. Sans me laisser de temps de réagir, il encercla ma taille et me jeta sur ses épaules comme un vulgaire sac à patates.

« Lâche-moi ! hurlai-je pour la énième fois.

- D'accord » abdiqua-t-il finalement en me balançant sans délicatesse.

L'eau gicla dans tous les sens, je bus la tasse, me débattis pour enfin retrouver un état convenable. En croisant le regard d'Edward qui n'avait pas bougé, j'explosai de rire.

« Je vais me reposer, conclus-je bientôt en désignant la plage du regard.

- Comme tu veux. »

Edward continua à nager, je sortis de l'eau pour aller bronzer sur ma serviette. Une fois correctement installée, face contre terre, je fermai les yeux et vidai mon esprit pour me reposer.



Ce fut un véritable coup de fouet qui me réveilla. Il me fallut une poignée de secondes pou comprendre qu'Edward venait de s'allonger à plat ventre sur moi, encore mouillé.

« C'est froid ! » me plaignis-je en gigotant nerveusement.

Il roula sur le côté avant de nicher son visage dans mon cou tout en caressant mon front tout doucement.

« J'ai trouvé un endroit parfait pour nous deux, chuchota-t-il comme si cet aveu était un secret.

- Où ça ?

- Pas très loin. Et j'ai aussi acheté à manger » ajouta-t-il en brandissant deux sandwiches sous mon nez, fier de ses trouvailles.

« Tu es génial, le complimentai-je en passant mes doigts dans ses cheveux humides.

- Allons-y. »

Nous rassemblâmes nos affaires en vitesse puis Edward me prit la main pour m'obliger à le suivre.



« C'est ici, m'annonça-t-il en désignant la monticule de roches qui se trouvait face à nous.

- Ici ? répétai-je surprise.

- Derrière ce tas de…

- Tu veux me faire faire de l'escalade ? lui demandai-je un peu perdue.

- Ne t'en fais pas, je passe après toi. Vas-y » m'encouragea-t-il.

Il attrapa mon sac sans me demander mon avis puis me poussa vers l'avant. Après une longue hésitation, je finis par poser mon pied sur un premier rocher. Il me suivit pas à pas et m'aida à grimper grâce à ses mains habiles situées sous mes fesses.

« Tu profites de la situation… remarquai-je mi amusée mi excitée.

- Je ne fais que t'aider ma chérie. »

Lorsque nous arrivâmes enfin au sommet, je découvris un endroit merveilleux et désert. Une petite plage entourée de gros cailloux.

Nous descendîmes prudemment et étalâmes ensuite nos serviettes sur le sable pour nous asseoir dessus, l'un derrière l'autre.

« Cet endroit est magnifique, soufflai-je en me cramponnant à ses avants-bras enroulés autour de moi.

- Et personne ne viendra nous déranger » ajouta-t-il en faisant glisser les bretelles de ma robe sur mes épaules.

Je frissonnai par désir, par envie. Il chatouilla mon nombril, le nez plongé dans mon décolleté, les yeux grand ouverts.

« J'ai faim » dis-je pour le faire languir.

Il souffla tout bas avant d'attraper les sandwiches rangés dans mon sac.

« Tiens.

- Merci. »



Notre repas fut silencieux. Le soleil disparut peu à peu derrière les collines alentours pour laisser place à un spectacle magnifique.

Le rose avait envahi le ciel, répandent une atmosphère sereine autour de nous. Le bruit des vagues s'échouant contre les roches résonnait tel une berceuse à mes oreilles. Quelques oiseaux venaient parfaire le paysage idyllique de la côte ouest des États-Unis. Là où nous étions, la saison était parfaite pour des vacances réussies.

« J'ai envie de prendre un bain de nuit, murmurai-je tout doucement pour ne pas rompre le charme du moment.

- Suis-moi. »

Main dans la main, nous nous enfonçâmes dans la mer. Lorsque l'eau atteignit mon ventre, je me rapprochai instinctivement d'Edward et plaquai mes paumes contre son torse nu pour me réchauffer. Il frictionna mes bras frémissants et rapprocha son visage du mien pour me dévisager impoliment.

« Tu trembles » souffla-t-il.

Je me mis à dessiner des arabesques sur sa peau humide sans prêter cas de sa remarque. Il ferma les yeux, ma bouche alla cajoler ses pectoraux. Le souffle court, il attrapa la ficelle de mon haut de maillot et tira sèchement dessus pour défaire la boucle de mon bikini qu'il récupéra dans sa paume. Me retrouver seins nus m'alerta, je me mis à tourner la tête dans tous les sens pour bien m'assurer que personne ne rodait autour de nous.

« Ne t'en fais pas, nous sommes seuls. »

Alors, tout doucement, sa main vint adopter l'arrondi de ma poitrine. Ma respiration s'emballa, la sienne aussi. Prise d'une pulsion incontrôlée, je glissai mes doigts dans son short de bain pour palper ses fesses. Son érection s'écrasa contre mon aine.

« Bella » souffla-t-il d'une voix rauque.

Le regard encré dans le sien, je fis couler mes mains sur ses hanches pou venir caresser sa verge. Impatient, il dénoua cette fois-ci les ficelles de ma culotte pour me mettre à nue. Je me rapprocha bien plus à lui, il emprisonna mes poignets et m'obligea à passer les bras derrière son cou. Tout en m'embrassant avec ferveur, il plaça ses mains sous mes fesses. Comprenant le message, j'enroulai mes jambes autour de son bassin et nos sexes buttèrent l'un contre l'autre, nous faisant gémir à l'unisson.

« Touche-moi s'il te plaît » l'implorai-je tout en remuant les hanches de manière sensuelle.

Son index se fraya un chemin vers mon pubis, il atteignit la boule de nerfs qui m'animait. Je me mis à haleter sans répartie, ses doigts pressèrent toujours plus fort, toujours plus vite pendant que sa langue s'amusait avec le lobe de mon oreille.

« Je… Je ne peux plus tenir » m'avoua-t-il à bout en sortant de l'eau.

Le soleil avait désormais complètement disparu. Autour de nous, l'unique luminosité qui nous permettait d'y voir provenait des alentours. Nous étions seuls face à une étendue infinie devenue bleu nuit.

Il me déposa sur la serviette sèche l'instant d'après. Sans plus attendre, je fis disparaître son maillot et le fis basculer sur le dos pour pouvoir m'asseoir à califourchon sur lui. Mon déhanché se fit de plus en plus insistant. D'une main ferme et humide, je repris mes caresses.

Sans prévenir, il me renversa à son tour pour pouvoir prendre le contrôle. Il posa sa tête entre mes seins et plaça le bout de son pénis face à l'entrée de mon vagin. N'ayant sans doute plus le courage d'attendre, il me pénétra aussi sec.

Ses coups de butoir étaient à la fois tendres et rapides et sa bouche redessinait le contour de mon mamelon tendu. Je m'accrochai désespérément à ce que je pouvais : ses cheveux.

« Tu es si étroite » chuchota-t-il.

Il accéléra encore plus le rythme de nos ébats. Et quelques minutes plus tard, l'orgasme me terrassa. Ma propre délivrance entraîna sa jouissance. Il explosa en moi.

« Je t'aime » soufflai-je à moitié comateuse.






Ayant passé toute la journée suivante à flemmarder près de la piscine de l'hôtel, Edward et moi décidâmes enfin de quitter nos transats en fin d'après-midi. Il profita d'ailleurs de notre moment de solitude dans l'ascenseur pour me voler un tendre baiser.

Une fois à l'étage, nous entrâmes à l'intérieur de notre chambre et nous nous affalâmes sur le lit sans plus de cérémonie.

« J'ai réservé une table pour ce soir » lui annonçai-je alors.

Il fronça les sourcils l'air étonné et replaça une mèche de cheveux derrière mon oreille.

« Je t'invite.

- Bella, c'est à moi de t'inviter, protesta-t-il.

- J'ai envie de t'inviter, insistai-je.

- Mais…

- Chut » terminai-je en posant mon index sur ses lèvres.

Il ne trouva rien à répliquer, je souris victorieuse.

« Viens, allons prendre une douche » repris-je bientôt.



Après avoir mis un temps fou à nous préparer (les caresses sous la douche avaient fortement contribué à notre retard), nous rejoignîmes le restaurant de l'hôtel sans tarder.

« Bonsoir, j'ai réservé une table pour deux au nom de Swan, commençai-je en m'adressant au serveur.

- Bien, suivez-moi » me répondit ce dernier après avoir consulté un petit livret jaune.

Il nous conduisit dehors et nous plaça au centre d'une grande terrasse aménagée pour les clients avec vue sur la mer.

« Voici la carte du restaurant, reprit-il. Que voulez-vous boire en apéritif ?

- Deux shots de tequila, lui répondis-je aussitôt.

- Parfait » conclut le serveur en disparaissant à toute allure.

- Deux shots ? relava Edward.

- Oui, souris-je ravie. J'ai envie d'essayer avec toi.

- D'accord » termina-t-il sur le même ton.

Je m'emparai de la carte qui traînait face à moi et l'ouvris sans tarder.

« Tu peux prendre ce que tu veux. Je n'ai pas de budget précis.

- Bella, si j'ai voulu venir à la mer avec toi ce n'est certainement pas pour te faire payer le… tenta-t-il une fois de plus.

- Inutile d'insister » le coupai-je rapidement.

Lorsque le serveur revint pour nous apporter nos boissons, je commandai un filet de poisson et Edward de la viande.

« Tu as voulu prendre de la tequila alors trinquons comme il se doit ! s'exclama-t-il en déposant un peu de sel au creux de sa paume.

- À nous ! » ajoutai-je en imitant ses gestes.

En moins de cinq secondes, nous avalâmes le sel, bûmes la tequila puis mordîmes à l'intérieur d'un quart de citron afin de faire honneur à cet alcool fort. Nous grimaçâmes ensemble puis éclatâmes de rire à l'unisson.

« Alors ? s'enquit-il curieux.

- Ça arrache !

- J'ai connus pire, plaisanta-t-il pour la jouer macho.

- Ah oui ?

- Oui, l’absinthe.

- Je veux essayer ! m'emportai-je, prête à tout ce soir-là.

- Je ne suis pas sûr que…

- Tu ne me crois pas capable de résister ? repris-je d'un air malicieux.

- Comme tu veux. »

Sur ce, il héla une serveuse et passa commande. Nos verres furent servis moins de cinq minutes plus tard.

« Cette fois-ci, plus de sel ni de citron, me prévint-il.

- À trois. Un, deux, trois. »

Et de nouveau, nous bûmes nos verres d'alcool en un temps record. Pendant quelques secondes, je cherchai désespérément quelque chose à mordre puis le calme revint.

« C'est infecte ! criai-je.

- En effet » approuva-t-il.



Nous entamâmes bientôt la dégustation de nos plats respectifs accompagnés de vin rouge et l'alcool commença à faire ses premiers effets.

« J'ai la tête qui tourne, déclarai-je.

- Je t'avais dit que c'était fort… Et le vin n'arrange rien »

J'avalai une grosse bouchée de frites tout en fixant Edward avec intensité.

« C'est marrant » baragouinai-je sans trop savoir que dire ni que penser.



En définitive, nous commandâmes deux glaces différentes pour le dessert. Lorsque celles-ci se retrouvèrent sur notre table, Edward se dépêcha de plonger sa cuillère dans la crème glacée au chocolat. Son parfum préféré.

« Fais-moi goûter » m'empressai-je d'ajouter.

Il me tendit sa cuillère. Je la léchai aussitôt sans en perdre une miette.

« Délicieux » m'extasiai-je.

Edward plaqua son pouce à la commissure de mes lèvres. N'y tenant plus, je me mis à sucer son doigt avec détermination, gardant les paupières closes.

« Mais je préfère te lécher toi » finis-je en lui offrant un clin d’œil aguicheur.

Je l'entendis déglutir.

« Tu es bourrée, remarqua-t-il d'un ton rieur.

- Toi aussi !

- Je tiens mieux l'alcool que toi » me contra-t-il sûr de lui.

Je saisis mon verre d'une poigne fébrile et bus d'une traite le contenue de celui-ci, faisant même un peu couler d'eau dans mon décolleté.

« Ça chatouille » ris-je en me mordant la lèvre inférieure.

Il me fixa attentivement, moi aussi. Une forte tension sexuelle régnait autour de nous.

« Tu sais, le chocolat me rappelle quelque chose, commençai-je.

- Quoi donc ?

- Le jour où tu avais commencé à lécher du chocolat près de ma poitrine. »

Il fit tomber sa cuillère par terre.

« Bella.

- Quoi ? Tu ne voudrais pas recommencer ? » lui demandai-je d'un air naïf tout en écrasant mes seins contre le rebord de la table.

Bien décidée à le rendre fou, je retirai mon escarpin et posai mon pied nu sur ses genoux. Interloqué, il releva la nappe.

« L'alcool te dévergonde, souffla-t-il.

- Tant mieux. J'ai très envie de toi » murmurai-je.

Mon pied frôla l'intérieur de ses cuisses puis je plaçai brusquement mon talon sur la braguette de son jean. Edward passa une main sous la table et attrapa ma cheville pour me contrôler.

« Nous ne sommes pas seuls.

- Mais personne ne fait attention à nous. Et la nappe cache tout, se me justifiai-je. De toute façon, j'ai besoin de sentir ta grosse queue. »

Il écarquilla les yeux, moi aussi. Les mots que je venais d'employer m'avait moi-même surprise.

« Avez-vous terminé ? »

Les paroles du serveur firent sursauté Edward qui replaça aussitôt ses mains sur la table.

« Oui.

- Souhaitez-vous prendre autre chose ?

- Non.

- Oui, le contrai-je en profitant de la situation pour replacer mon pied entre ses jambes, là où son érection tendait la toile de son pantalon. Une glace au chocolat, en cornet cette fois-ci. Et l'addition s'il vous plaît, nous sommes pressés, précisai-je au serveur. Une urgence nous attend.

- Très bien.

- C'est plus qu'une urgence, grogna Edward lorsque le serveur fut parti.

- Tu aimes ? » repris-je en massant son sexe.

Il acquiesça. Notre glace fut servie, je payai l'addition sur le champ pour pouvoir m'enfuir au plus vite.

« Allons-y. »

Je donnai un coup de langue à la glace que nous avions commandée et tendis la main à Edward pour l'aider à se relever.

« Je… J'ai un petit problème, tu peux comprendre ça, m'avoua-t-il discrètement.

- Je te cache. »

Il se leva rapidement, je l'enlaçai aussitôt. Nous marchâmes tels deux fous sur quelques mètres et atteignîmes enfin l'ascenseur. Je le plaquai sèchement contre l'un des quatre murs du petit espace sans lui laisser le temps de réagir et défis sa braguette en un temps record.

« Mon Dieu, je n'en peux plus » soufflai-je.

Je léchai une fois de plus le cornet de glace puis le lui tendit. Après avoir glissé ma main dans son boxer, j'attrapai son pénis gonflé avec détermination. Il souleva ma robe et se cramponna à mes fesses, les malaxant avec urgence.

Une fois au quatrième étage, nous déboulâmes dans le couloir avec précipitation puis nous affolâmes en cherchant les clés de notre chambre. Mais lorsqu'enfin nous fûmes à l'intérieur de notre antre, tout dérapa bien plus vite encore.

Nous nous déshabillâmes l'un l'autre et filâmes nous allonger sur le lit. La glace au chocolat vint s'écraser entre nous et nous rîmes de bon cœur.

« Ne bouge pas ma chérie. Je vais arranger ça. »

Partant de ma clavicule, il lécha ma peau jusqu'au nombril, me faisant perdre pieds. Il déposa un peu de glace sur mes cuisses et reprit son activité.

« C'est tellement bon » gémis-je.

Il écarta mes jambes franchement et recouvra mon pubis de chocolat. Il suça, lécha, cajola mon intimité tout en frottant son érection contre moi.

« J'ai toujours rêvé de faire ça, me dit-il.

- À l'avenir, j’achèterai de la glace plus souvent. »



Lorsque ce fut à mon tour de le lécher, je pris un malin plaisir à le faire languir. Ma langue se balada longuement le long de sa verge et ma main s'actionna sans plus attendre.

N'ayant plus le courage de tenir, je m'empalai quelques secondes plus tard sur son phallus imposant et criai sans retenue.

« J'adore ton sexe, lui avouai-je en allant et venant sur lui.

- J'adore le tien. »



Cette nuit-là, nous fîmes l'amour à n'en plus pouvoir.






« Nous y sommes » dit Edward tandis que notre train entrait en gare de Phœnix.

Lorsque celui-ci fut immobilisé, nous quittâmes nos places respectives et allâmes rejoindre le quai. Nous déposâmes bientôt nos bagages dans le coffre de la voiture et Edward s'installa au volant sans tarder.

« Merci pour ce séjour, lui dis-je pendant le trajet.

- Merci à toi. »



Il se gara au pied de notre immeuble et récupéra les sacs dans le coffre. Par habitude, nous récupérâmes notre courrier puis montâmes au deuxième étage.

Après avoir rangé ses affaires chez lui, Edward rejoignit l'appartement voisin où j'étais en train d'essayer de placer ma valise au dessus d'un placard.

« Besoin d'aide ?

- Oui. »

En moins d'une minute, mon son sac retrouvé sa place initiale.

« Merci. »

Nous nous assîmes bientôt dans la cuisine et je commençai à trier son courrier.

« Des pubs, encore des pubs et… »

Ma voix se coupa net et mon sourire se fana en une fraction de seconde. Une lettre du commissariat de police. Interpellé, Edward reposa son verre de jus de fruits et me fit signe de lui montrer la lettre que je tenais dans mes mains. Je la lui tendis avec machination.

« Qu'est-ce que c'est ? lui demandai-je affolée.

- Je n'en sais rien.

- Ouvre-la toi s'il te plaît. J'ai peur » lui avouai-je en me recroquevillant sur moi-même.

Il décacheta l'enveloppe pour lire la lettre. Son traits devinrent sévères, il avala sa salive péniblement tout en serrant les poings le plus fort possible…